| I l y a un peu plus d’un an, le 26 juillet 2011 exactement, le CFCO signait un protocole d’accord par lequel il s’engageait, pour le compte et aux frais de DMC Exxaro, à mener des études de faisabilité portant sur l’évacuation du minerai de fer qui serait extrait à Mayoko par cette Société. Mayoko, rappelons-le, est une gare de la ligne ex Comilog. La Compagnie Minière de l’Ogoué n’existant plus, cette ligne n’a plus supporté de grands tonnages. Par conséquent, l’étude porte sur la remise en état de la voie ferrée de Pointe-Noire à Mont-Bélo, puis de Mont-Bélo à Mayoko. Elle porte également sur la construction d’une bretelle reliant la gare Ntombo à la Pointe-Indienne de Pointe-Noire, site choisi pour l’érection du port minéralier. Un futur embranchement devra également être réalisé entre la zone d’extraction du minerai et la gare de Mayoko. Ces études sur la voie consistent en l’analyse des aspects liés à une exploitation qui permettrait une évacuation graduelle de un (1.000.000) million de tonnes de minerai dès la première année d’exploitation, puis deux , puis trois jusqu’à l’atteinte d’un trafic de cinq (5.000.000) de tonnes par an prevu. Comme un chemin de fer ne peut fonctionner sans communications, une étude de remise en état des installations de communication, signalisation et énergie est simultanément menée sur le parcours Ntombo – Mayoko. Par ailleurs, le trafic envisagé étant d’une telle ampleur, la voie doit totalement être adéquate. L’étude doit donc évaluer une remise en état des ponts et autres ouvrages d’art dégradés sur le tracé concerné. Pour qu’elle soit complète, elle portera également sur le matériel roulant nécessaire à l'exploitation efficiente du minerai. Elle devra également examiner la réhabilitation ou réouverture de certaines gares pour rendre possibles les nombreuses opérations de sécurité qui s’ensuivront. | Comme la production du premier million de tonnes de minerai est prévue en décembre 2014, le calendrier des travaux prévoit le démarrage des travaux de remise en état du tronçon Mont-Bélo – Mayoko dès janvier 2013. Il s’agira essentiellement de la suppression des points singuliers. On procédera à l’aménagement d’un faisceau de réception et de remaniement des rames EXXARO
et d’une voie d’accès spéci-fique au Port de Pointe-Noire via le triage. Comme tous ces premiers travaux sont considérés comme faisant partie de la première phase, celle-ci comprendra aussi les travaux de réhabilitation des installations de TSE entre Mont-Bélo et Mayoko. La phase deux comprendra l’exécution des travaux de renouvellement de la voie. En cas de besoin, on procèdera à l’amélioration d’un tracé. Il est même envisagé l’amélioration du système de communication et signalisation. Puis suivra l’intensifi-cation des opérations de maintenance de la voie. Toutes ces études ne portent que sur le minerai DMC Exxaro. Nous savons que Congo-mining pro-cèdera dans la même localité, à l’exploitation d’un autre gisement et que les ambitions quant à la quantité sont à peu près les mêmes. La projection se trouve donc presque doublée dans ses exigences. Michel TSALA |