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LE CFCO

Le Chemin de Fer Congo-Océan (CFCO), créé par l'ordonnance n°3-2000 du 16 février 2000, est ainsi un établissement public à caractère industriel et commercial, doté de la personnalité civile, de l'autonomie financière et de gestion.

Le Chemin de Fer Congo-Océan est né de la scission-dissolution de l'Agence Transcongolaise des Communications(ATC), décidée par le gouvernement suivant l'ordonnance n°1-2000 du 16 février 2000, portant scission dissolution de l'entreprise pilote d'Etat dénommée Agence Congolaise des Communications(ATC). Les trois nouvelles entités créées suite à cette dissolution sont : Le Chemin de Fer Congo-Océan (CFCO), le Port Autonome de Pointe-Noire (PAPN), le Port Autonome de Brazzaville et Ports Secondaires (PABPS).

 

Le CFCO dont le premier coup de pioche de la construction fut donné à Brazzaville le 06 janvier 1921 a été inauguré le 10 juillet 1934 avec :

  • un profil longitudinal caractérisé par une cuvette centrale (celle de la vallée du Niari) bordée à l'Ouest par le massif du Mayombe et à l'Est par les Monts de Mindouli (profil en long joint) comportant des rampes de 23%o entre Mindouli et Missafou.
  • un tracé en plan avec plusieurs rayons de 100m entre Bilinga - Moubotsi et 150m entre Loutété et Brazzaville
  • un écartement standard africain de 1067mm
  • des rails 30kg/m, 33kg/m éclissés et posés sur traverses métalliques de 40kg à raison de 1300 traverses au km.
  • plusieurs ouvrages d'art (61 murs de soutènement, 12 tunnels, 71 fossés maçonnés, 618 aqueducs, 162 ponts). 

 

A partir de 1957 et avec la mise en service en 1962 de la ligne Comilog devant favoriser l'acheminement vers le Port de Pointe-Noire du manganèse en provenance du Gabon apportant une augmentation très significative du trafic de 500.000 à 4.000.000 de tonnes par an, il a été procédé au renforcement et à la modernisation de la voie dans la section la plus chargée entre Pointe-Noire et Mont-Bélo. C'est ainsi que plusieurs travaux vont être réalisés, notamment les renouvellements voie et ballast entre 1957 et 1969 où le rail 30kg fut remplacé et soudé par le rail 44kg russe entre le Pk2 + 000 et le Pk45 + 000 et par le rail 36kg entre les Pk45 et Pk200 ; renouvellement voie et ballast avec amélioration de tracé de 1978 à 1989

entre Mboukou et Bilala, Mantsendé et Mont-Bélo où le rail 36kg a été remplacé par le rail 46kg ; renouvellement des appareils sur voie principale, allongement des voies des gares de 500 à 1000 mètres ; le réalignement de Bilinga à Dolisie sur une longueur de 91 km avec des rampes maximales atteignant 15%o et 10%o dans le sens le plus chargé de Dolisie à Pointe-Noire avec des rayons de courbe supérieurs à 300 mètres, du rail de 46 Kg/m posé sur traverses bois créosotées à raison de 1750 traverses au km, des selles et attaches élastiques, ainsi que :

  • 12 ponts en béton précontraint de 10 à 100 mètres d'ouverture
  • 07 ponts en béton précontraint de plus de 100 mètres d'ouverture
  • 03 tunnels dont un de 4706 mètres
  • 01 dalot de 2 x 1,50 mètres d'ouverture
  • 239 buses métalliques de type Armco d'ouverture comprise entre 1,00 et 3,00 mètres.

 

Avec l'arrêt, en 1991, des activités de la société Comilog, l'exploitation du tronçon Mont­-Bélo et Mbinda fut confiée au CFCO en 1993 par l'Etat Congolais.

 

Cette voie construite et mise en service en 1962 présente les caractéristiques suivantes :

  • Longueur 285km
  • Tracé en plan

Rayon minimum: 100m entre Makabana - Mabafi

  • Profil en long

Rampe maximale 22%° entre Makabana - Mabafi

  • Armement

Rails S 30 (30 kg/m)

Traverses : métalliques à raison de 1300 à 1700 au km         

Attaches : rigides (boulon, crapaud, rondelle)

 

 

 

 


 

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